Hauts Lieux

Welcome To Hell PlaqueLa LdC, c’est d’abord et avant tout une ville. Condate, avec un C comme le C de « LdC ». Et qui dit Condate dit… hum… non, pas grand-chose en fait… oubliez cette intro victorieusement misérable et dites-vous plutôt qu’à défaut de vivre au paradis du bloodbowler, nous jouons dans son Enfer.

L’Enfer de Bréal, où l’endroit que tu peux crier que personne ne t’endendra.

C’est le lieu mythique où se déroulent les rencontres de la Ligue, mais également les matchs de Coupe de Condate ainsi qu’à peu près tout ce qui peut départager deux joueurs à grands coups de dés. Bien aimablement prêté par la mairie de Bréal-sous-Montfort, l’Enfer dispose d’une vaste salle de jeu tout équipée, de deux toilettes confortables à fort tirant d’eau ainsi que d’un service d’ordre parfaitement entrainé à la repousse « tout en douceur » du fan amoureux et/ou virulent.

Un parking reste par ailleurs à disposition des joueurs, mais la LdC rappelle qu’elle ne sera en aucun cas tenue responsable de la destruction d’un véhicule occasionnée par un autre coach de la Ligue (cf. la jurisprudence « Ptchnk »).

Cependant, ce que le supporter de base ignore souvent  – et là le lecteur se dit que je m’apprête à lui révéler (enfin !) une anecdote croustillante à base de coachs, d’alcool et de petits animaux – c’est que l’Enfer ne fut pas toujours le stadium officiel des membres de la Ligue (raté pour l’anecdote dégradante). Aux origines, le championnat se déroulait en plein cœur de la cité condatienne, près de l’Eglise Jeanne d’Arc. Mais l’avalanche de jurons inaudibles pour les oreilles de l’homme de Foi combinée à un cours de sophrologie un peu trop contigu poussa la Ligue à se délocaliser loin de la sensiblerie de leurs tympans.

A Bréal, donc. Dans un premier Enfer. Puis dans un second, bien plus moderne et pratique d’accès pour les milliers de fans.

Depuis, les saisons s’y enchainent et l’Enfer de Bréal est devenu l’endroit le plus VIP du blood bowl breton. Mais attention : l’Enfer porte bien son nom ; âmes sensibles s’abstenir…

enfer de breal

Le Chez Charly

Si l’on peut apparenter l’Enfer de Bréal au côté obscure de la LdC, sachez que le Chez Charly en est son côté très obscure. Ou son autre côté obscure. Ou un peu des deux, du moment que ça reste dans le domaine de l’obscure, du sale et du dangereux. Le tout présenté sous la forme d’un débit de boisson pour adultes (le débit comme les boissons). Car le Chez Charly n’est rien d’autre que la taverne officielle des coachs de la Ligue de Condate. Abstraction faite des deux trolls-videurs qui en filtrent l’entrée, l’établissement ne se distingue finalement de l’urinoir public que par le fait qu’ici, on peut attendre son tour de pipi en s’enfilant une pinte. En bref, le Chez Charly donne habituellement plus dans le sordide et la bière tiède que dans le canapé rembourré et le « Si monsieur veut bien se donner la peine… ».

Pourtant, chaque soir, la taverne fait salle comble. Mais il faut bien vous avouer que sa clientèle a ceci de particulier qu’elle se retrouve systématiquement sur un point (en plus de l’éternelle contradiction entre la température du jour et le fond de l’air qui est régulièrement frais quand il fait chaud, et chaud quand il fait frais) : au Chez Charly, tout le monde aime le blood bowl.

A tel point qu’on y parle quasiment que de ça (fond de l’air exclu), que les elfes y sont interdits (j’ai bien précisé qu’il était question de blood bowl !) et que la Ligue de Condate y a établi son quartier général à l’étage*.

Un monument, donc, de la mythologie condatienne qu’il vous faudra absolument fréquenter si d’aventure vous escomptez signer dans le plus prestigieux des championnats bretons. Car tous les Commissaires, entraineurs, managers et propriétaires de franchises s’y retrouvent pour traiter les affaires courantes et moins courantes (qui pour oublier le Scandale des Dés Pipés du Pigeon ?!) de la LdC, tandis que les joueurs eux-mêmes y échangent avec les fans jusqu’au petit matin (les idées comme les beignes). Le tout sous l’œil avisé du Patron, campé derrière son bar, qui reste seul habilité à tourner les robinets des fûts de Double Skull ainsi qu’à distiller ses ordres aux trolls-videurs. Autant dire que si vous ne voulez pas terminer la soirée à chercher vos dents dans le caniveau, mieux vaut respecter son mobilier comme ses serveuses.

Et la maison ne fait pas crédit.

Bref, vous ne pourrez échapper au Chez Charly si vous vous intéressez un tant soit peu au blood bowl condatien. Mais pour vous donner une idée un peu plus précise de ce qui s’y passe, il vous est toujours possible de consulter les récits de soirées cités en liens (ci-dessous):

http://liguedecondate.unblog.fr/files/2011/08/cbbt2011.pdf (page 8)

*la franchise gobeline de la Horde du Contrevent se serait quant à elle installée dans les sous-sols de l’établissement, mais c’est une autre histoire…

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Le Palais de l’Ange Loup

Qui a-t-il de plus effrayant que de jouer au domicile du coach BoodAngelWolf (aka Bloody) ? Beaucoup de choses, en réalité, la plupart à base de plongées/balades en compagnie d’animaux bien équipés en matière de crocs, de griffes, de poisons, de venins et de tout ce que la Nature s’est appliquée à concevoir afin que certains puissent nuire à leurs petits voisins, surtout si ces-derniers apprécient de brouter tout ce qui est vert et ne risque pas de s’enfuir.

Le coach Ptchnk également, même si nous espérons que la Nature n’a rien à voir là-dedans.

Mais si l’on se recentre sur le thème abordé dans la question première – à savoir le blood bowl – et que l’on élude le facteur « Ptchnk », le Palais de l’Ange Loup Sanguinaire figure en très bonne place dans le Top 3 des lieux les plus dangereux dans lesquels étaler ses figurines.

C’est en tout cas ce qui se dit dans le milieu.

Car pour tout vous avouer, la poignée de coachs triés sur le volet ayant été autorisés à participer au tournoi ultra privé du Trophée Patate n’ont jamais véritablement craché le morceau quant à ce qui se passe réellement derrière les murs du Palais. « Ce qui se passe au Palais reste au Palais », comme on dit dans le milieu (le même que celui susmentionné). Alors inévitablement, on extrapole et on imagine que le morceau en question doit être bien lourd à digérer…

Toujours est-il que le Palais de l’Ange Loup est devenu, grâce à cette omerta, l’un des lieux mythiques de la Ligue de Condate. Le Blog apprécierait néanmoins qu’un témoin accepte un jour de le dégobiller, ce putain de morceau…

Le Commissaire Belette, après une soirée au Palais...

Le Commissaire Belette, après une soirée au Palais…

La Cave

Top 3 des lieux les plus dangereux de la LdC toujours, nous voici à présent au sous-sol de ce que le coach Eldinas voudrait bien faire passer pour une échoppe tout ce qu’il y a de plus respectable mais qui doit nécessairement avoir été bâtie sur un ancien cimetière indien / temple démoniaque / salle de torture (rayer les mentions inutiles). Car une fois les étales chatoyantes dépassées, les vendeurs souriants écartés et le comptoir franchi, ne reste que cette porte étroite, béante comme la gueule d’un monstre assoupi. Derrière y cascade une volée de marches glissantes qui s’effacent finalement sur le sol inégal d’une petite salle humide. Le genre de salle humide où le néon clignote et où l’on entend perpétuellement quelque chose goutter quelque part, sans jamais vraiment parvenir à localiser la fuite. Une table de métal glacé, étrangement propre, occupe le centre de la pièce. Deux tabourets l’encadrent.

Et jusqu’ici vous vous dites : « Bah, j’ai déjà joué dans des endroits pires que celui-là… ». C’est alors que votre regard accroche le reflet dérangeant des anneaux de fer dépassant à demi du sol, aux pieds de la table. Et votre esprit – dont vous regrettez pour une fois la vivacité – fait immédiatement le lien avec ces longues chaînes d’acier pendues le long des murs sales. Mais pourquoi donc voudrait-il m’attacher pendant que nous jouons, vous demandez-vous ?

Pas de réponse.

Vous comprenez alors que ces chaînes ne sont peut-être pas destinées à vous attacher, vous. Et c’est à ce moment précis que vous entendez invariablement la porte se refermer dans votre dos glacé de sueurs froides et Ses pas résonner lentement, pesamment, dans l’escalier derrière vous…

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